L’effet du temps…. chez lui aussi!

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La ménopause a toujours occupé une place de choix dans les débats et représente une période forte dans la vie d’une femme. Mais qu’en est-il de l’homme? L’homme vivra aussi ce passage marqué par la réduction de la production d’hormones mâles. Ce déclin se nomme l’andropause.

L’andropause est reconnue par l’Organisation mondiale de la Santé depuis 1998 comme étant la diminution de la production de testostérone par les testicules vieillissants. L’âge moyen d’apparition est de 45 ans.

Il existe deux façons de diagnostiquer l’andropause. La première est par une prise de sang afin de mesurer la quantité de testostérone biodisponible à se rendre aux tissus. La deuxième est par le questionnaire ADAM.

  1. Avez-vous une baisse du désir sexuel?
  2. Avez-vous une baisse d’énergie?
  3. Avez-vous noté une diminution de force et d’endurance musculaires?
  4. Avez-vous noté une diminution de votre taille corporelle?
  5. Avez-vous noté une diminution de votre joie de vivre?
  6. Êtes-vous triste ou maussade?
  7. Avez-vous des érections moins fortes?
  8. Avez-vous noté une altération récente de vos capacités?
  9. Vous sentez-vous endormi après le dîner?
  10. Avez-vous noté une diminution de votre rendement professionnel?

Si vous avez répondu oui à au moins trois questions ou si vous avez répondu oui aux questions 1 et∕ou 7, il est possible que vous ayez un déficit en testostérone. Bien certainement, ce questionnaire est un outil qui doit faire partie d’une évaluation médicale afin d’en arriver à une conclusion officielle.

Le principal traitement qui existe pour aider les hommes qui souffrent de leur andropause est l’hormonothérapie masculine. Elle consiste en la prise de suppléments de testostérone sous forme de timbre cutané, de comprimés, d’injection ou de gel topique.

Certains bienfaits peuvent être associés à l’hormonothérapie masculine dont une diminution du cancer de la prostate, la prévention des maladies cardiovasculaires, de l’ostéoporose, de la haute pression, du mauvais cholestérol, du diabète et de l’obésité abdominale.

Les statistiques sont éloquentes! 50% à 70% des hommes de 45 ans et plus souffriraient en silence des symptômes causés par l’andropause. En 2015, en Amérique du Nord, seulement 3,7% étaient traités par l’hormonothérapie masculine.

Une autre manifestation du vieillissement du système sexuel masculin est la dysfonction érectile. En effet, avec l’âge, les érections spontanées sont moins fréquentes, la rigidité est moins bonne et le temps entre deux érections est plus long. Par dysfonction érectile, il est entendu que l’érection n’est pas suffisamment rigide pour permettre une pénétration.

La prévalence de la dysfonction érectile augmente en fonction de l’âge. En effet, à 40 ans, 39% des hommes sont impuissants, 48% à 50 ans, 57% à 60 ans et 67% à 70 ans.

Les causes sont nombreuses et sont classées en quatre catégories.

  1. La première implique le système neurologique, notamment l’atteinte des nerfs érectiles par la prostatectomie radicale (chirurgie de la prostate), le diabète de type 1, l’alcoolisme, la sclérose en plaques, le Parkinson, les traumatismes et le cyclisme (plus de 400 km par semaine est un facteur de risque par compression nerveuse).
  2. La deuxième catégorie inclue les causes vasculaires. Parmi celles-ci, on retrouve la radiothérapie, l’hypercholestérolémie, l’artériosclérose et le tabagisme.
  3. Les causes hormonales, dont l’andropause et l’hypertension artérielle, constituent la troisième catégorie.
  4. Enfin, on retrouve les causes psychogéniques telles la dépression, l’anxiété et les problèmes conjugaux.

Deux principaux types de dysfonctions érectiles sont reconnus. Le premier est la dysfonction érectile psycho-affective. Elle survient brutalement avec une diminution de la libido. Elle est souvent associée à des conflits conjugaux, à la dépression et∕ou à l’anxiété. À l’examen physique, tout est normal, mise à part une absence d’éjaculation. Les érections nocturnes sont préservées.

L’autre type de dysfonction érectile est organique. Ce problème apparaît graduellement, secondaire ou non à un traumatisme physique. Les érections nocturnes sont absentes, la libido est conservée, l’éjaculation est possible, mais survient avec un sexe sans érection. Le contexte relationnel est sans conflit et l’humeur de l’homme est stable.

Les principaux traitements de la dysfonction érectile organique sont :

  • les médicaments sous forme de comprimés (Viagra, Levitra, Cialis), d’auto-injection ou de suppositoires urétraux.
  • le vacuum
  • les prothèses péniennes gonflables
  • la chirurgie veineuse
  • la physiothérapie par différentes modalités telles que le renforcement des muscles du plancher pelvien, les ultrasons, l’électrostimulation.

Pour la dysfonction érectile de cause psycho-affective, la sexothérapie s’avère être l’option de choix.

Votre urologue est le médecin spécialiste de l’érection qui saura vous guider dans les choix de traitement qui s’offrent à vous, en fonction de votre condition médicale, n’hésitez pas à aborder cette question!

 

 

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