Un titre de Docteur pour une physiothérapeute de Cigonia!

Soutenance de thèse – Olivia Dubois, physiothérapeute au centre d’expertise Cigonia

Après un parcours qui aura duré 4,5 ans, Olivia Dubois soutient sa thèse de doctorat en ce 13 juin 2017. Il faut mentionner que toutes les physiothérapeutes du Centre d’Expertise Cigonia ont participé au projet en prodiguant les traitements de physiothérapie. Bravo à toute l’équipe pour cette belle réalisation! L’équipe souligne les efforts, la persévérance, le travail et courage de Olivia Dubois qui a fait preuve d’énormément d’acharnement et de dur labeur pour relever ce majestueux défi! Nous tâcherons de mener à terme plusieurs autres projets d’une aussi grande envergure afin d’offrir les traitements les plus novateurs pour la clientèle. 

Résumé : Les modalités physiothérapiques et la lidocaïne topique sont des traitements offerts en première ligne pour traiter la vestibulodynie provoquée (VP). Leur efficacité à réduire la douleur lors des relations sexuelles a été étudiée, mais peu d’informations concernant leurs effets sur les variables biopsychosociales sont connues. L’objectif de ce projet était de comparer les effets des modalités physiothérapiques à ceux de la lidocaïne sur les variables biopsychosociales des femmes atteintes de VP.
À ces fins, un essai clinique randomisé bicentrique avec groupes parallèles à double insu a été mené auprès de femmes atteintes de VP. Les interventions avaient une durée de dix semaines. Les données ont été collectées lors de l’évaluation initiale, à deux semaines post-traitement et au suivi à six mois. Les variables biologiques étudiées étaient la fonction et la morphométrie des muscles du plancher pelvien, ainsi que la perfusion du vestibule. Les variables psychologiques étaient la dramatisation, l’humeur dépressive, le trait d’anxiété, les peurs de la douleur et de la pénétration et l’attachement amoureux. Les variables sociales incluaient la perception du soutien conjugal reçu et la satisfaction conjugale. Les analyses statistiques ont été réalisées avec des modèles multiniveaux du changement par morceaux.
Un total de 212 femmes ont pris part à l’étude (lidocaïne n = 107, physiothérapie n = 105), dont 94 ont terminé le projet pour les modalités physiothérapiques et 100 pour la lidocaïne. En comparaison avec le traitement contrôle, les modalités physiothérapiques ont amélioré davantage ces variables biologiques : l’ouverture vaginale maximale, la force maximale et la vitesse de contraction, ainsi que ces variables psychologiques : la dramatisation et les peurs de la douleur et de la pénétration vaginale en post-traitement. Aucun effet n’a été trouvé sur les variables sociales.
En conclusion, le protocole de modalités physiothérapiques testé dans ce projet a entraîné des améliorations aux plans biologique et psychologique chez les femmes atteintes de VP, mais n’a eu aucun effet sur les variables sociales évaluées.

 

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